Dans une société en crise, de plus en plus de salariés déclarent souffrir de symptômes liés de plus ou moins près à la notion de risques psychosociaux.

Aujourd’hui la notion de risque psychosocial regroupe :

  • Le stress au travail,
  • L’intégralité des violences faites aux travailleurs en interne, c’est à dire commises au sein de l’entreprise par les salariés
  • L’intégralité des violences faites par des personnes extérieures à l’entreprise
  • L’épuisement professionnel (Burn ou Bore out)
  • Toutes les formes de mal-être ressenties par les salariés.

La dimension subjective liée aux différences de perception entre les individus rend difficile pour les entreprises la lutte contre les RPS (Risques psychosociaux).

Pourtant, la pression juridique pèse de plus en plus lourdement sur les chefs d’entreprises des secteurs privés et publics, afin qu’ils prennent en considération cette question.

La loi définit au titre de l’article L4121-1 du Code du travail une obligation de sécurité incombant aux employeurs de tout secteur qui se manifeste par un devoir de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, par des :

  1. Actions de préventions des risques psychosociaux et de la pénibilité du travail,
  2. Actions d’informations et de formations,

Et

  1. La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés pour tenir compte des changements de circonstances et tendre vers l’amélioration des situations existantes.

Et la jurisprudence actuellement en cours a renforcé la loi en remplaçant l’obligation de moyen par une obligation de résultat pour la question de la protection de la santé des salariés. Ce qui alourdit la responsabilité des dirigeants.

Concrètement qu’est ce que cela signifie ?

Pour les employeurs souhaitant satisfaire à leurs obligations de sécurité, cela signifie concrètement la mise en application de neuf principes directeurs :

  1. Mettre en place des actions pour éviter les risques,
  2. Faire le nécessaire pour évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités,
  3. Combattre les risques identifiés à leurs sources,
  4. Adapter le travail à l’homme (plutôt que l’homme au travail) en particulier pour les postes de travail, le choix des équipements et protections de travail, des méthodes de productions…
  5. Tenir compte de l’évolution de la technique,
  6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas du tout, ou à défaut par ce qui l’est moins,
  7. Planifier la prévention
  8. Prendre des mesures de protection collectives en leur donnant la priorité sur la protection individuelle, et
  9. Donner des instructions appropriées aux travailleurs.

Voilà donc le canevas proposé par le législateur pour prendre en compte la question de la protection des RPS dans le cadre de l’entreprise.

Il s’agit de neuf chantiers à réaliser pour le dirigeant et son équipe de management afin de garantir, autant que faire se peut la sécurité physique et psychologique de ses équipes.

Je vous propose pour les semaines à venir, neuf articles approfondissant chacun de ces neuf chantiers.

Je vous invite également à partager avec moi dans les commentaires ci-dessous vos expériences de chefs d’entreprise ou de salarié dans la mise en œuvre de l’un ou l’autre de ces neuf chantiers.

Pierre COCHETEUX, Partenaire de votre bien-être au travail.

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