Qualité de vie au travail, quelles questions pour le management ?

La question de la qualité de vie au travail (QVT) tend à remplacer celle de risques psychosociaux. Est ce à dire que les risques psychosociaux ont disparus ?

La souffrance au travail reste encore malgré tout un sujet tabou. Rare sont les chefs d’entreprise qui s’interrogent sur la pertinence de mettre des actions spécifiques au profit des salariés. Or les chiffres sont éloquent : environ 400 suicides par an seraient liés au travail, sans compter les personnes en situation de burn-out pour lesquels il n’existe pas encore de statistiques fiables.

Qu’est ce que la notion de qualité de vie au travail ?

Il s’agit en réalité d’un ensemble de processus permettant d’agir sur l’amélioration du développement des personnes et de l’entreprise. L’idée est de faire converger la performance de l’entreprise avec l’épanouissement de ses salariés.

Le chantier est vaste puisqu’il couvre des notions allant des conditions de travail jusqu’à la satisfaction et la notion de plaisir ou de bien-être des salariés. D’autant qu’il reste aujourd’hui difficile de mesurer objectivement l’impact des actions mises en place faute d’outils de mesures fiables et scientifiquement validés.

On commence à voir apparaître des questionnaires et des groupes de travail qui se donnent pour objectif la création de ces outils de mesure.

En attendant leur création, voici quelques pistes d’actions possibles :

Mascotte VRPSLes pistes d’actions :

La première chose à faire lorsque l’on souhaite augmenter la qualité de vie au travail est de s’interroger sur la notion de risques et sur la façon de les identifier.

Qu’est ce qu’un risques psychosocial ? Comment l’identifier ? Quel est l’impact en terme de coût pour l’entreprise des RPS ? Quels sont les publics à risque et pourquoi ?

Un autre axe de travail est de s’interroger sur les pratiques managériale : quels sont les modes de managements toxiques et pourquoi ? Quels sont les modes de managements efficaces autant en terme de bien-être que de rentabilité pour l’entreprise ? Comment gérer à la foi la pression liée aux impératifs de production et de rentabilité avec la question de la réduction du stress ?

Un troisième axe de réflexion concerne la notion d’information :

Les salariés de l’entreprise sont ils informés des processus d’évaluation ? Connaissent-ils la direction stratégique de l’entreprise ? Sont ils régulièrement avisés des projets de l’entreprise, de ses services, de la relation avec ses partenaires et ses clients ? Ont ils le sens du travail qu’ils effectuent ?

Conclusion

Les notions de risques psychosociaux et de qualité de vie au travail ouvrent de vastes chantiers pour le monde de l’entreprise. Ces chantiers ont des enjeux d’ordre économique et humain. En France, encore 42% des cadres supérieurs s’attribuent une note de stress entre 8 et 10 sur une échelle de 1 à 10.

Il reste donc aujourd’hui un vaste chemin à parcourir également en terme de mesure des actions mises en place et de leur impact sur la rentabilité des entreprises. Il semble toutefois évident que la réduction du stress agit directement sur la baisse des arrêts de maladie, du présentéisme ou d’absentéisme ; et donc sur la rentabilité de l’entreprise.

Pierre COCHETEUX, partenaire de votre bien-être au travail.